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Ce qu'il faut mettre en ordre avant d'activer Copilot

Copilot ne crée pas de problèmes de permissions. Il rend trouvables ceux qui existaient déjà, sans même qu'il soit nécessaire de savoir ce que l'on cherche.

pH7x Systems® · · 3 min de lecture

Une organisation décide d'essayer Copilot. Elle achète quelques licences, l'active pour un utilisateur, et dès la première semaine, celui-ci pose à l'assistant une question anodine et reçoit en retour un document salarial qu'il n'aurait jamais dû voir.

La réaction habituelle consiste à accuser l'outil. L'outil n'a rien fait de mal. Il a respecté à la lettre les permissions en place. Le problème, c'est que personne ne les avait examinées depuis des années.

Copilot est un miroir, pas une porte

C'est la seule chose à comprendre avant tout le reste : Copilot ne donne accès à rien que l'utilisateur ne pouvait déjà atteindre. Il rend simplement cet accès utilisable.

Auparavant, un fichier mal partagé dans une bibliothèque oubliée était techniquement accessible, mais invisible en pratique. Personne ne savait qu'il existait, personne ne le cherchait, personne ne tombait dessus. Copilot, lui, cherche. Et il trouve.

Ce qui n'était qu'un risque théorique devient un incident réel, et cela à grande échelle : quiconque dispose d'une licence a désormais quelqu'un qui cherche à sa place, et il n'est plus nécessaire de savoir ce que l'on cherche pour le trouver.

Ce que l'on range en premier

Le partage excessif. Des liens « toute l'organisation » semés au fil d'années de travail dans l'urgence. Des bibliothèques dont l'héritage de permissions a été rompu, sans que personne se rappelle pourquoi. Des sites orphelins dont le propriétaire a quitté l'entreprise en 2019.

La sensibilité et la classification. Si rien n'est étiqueté, rien ne peut être protégé différemment. Informations salariales, données de santé, contrats : tout a le même poids aux yeux du système, c'est-à-dire aucun.

Le cycle de vie. Les sites qui ne servent plus personne ne sont pas inoffensifs. Ce sont autant de surfaces exposées. Un site mort reste indexé, reste consultable, et contient toujours ce qu'on y a déposé en 2017.

Le bon ordre est ennuyeux, et c'est celui qui marche

D'abord évaluer l'existant. Ensuite corriger ce qui ne va pas. Alors seulement activer Copilot, et seulement pour un petit groupe, afin de voir ce qui remonte. Jamais dans l'ordre inverse.

La tentation est de faire le contraire, car l'activation est rapide et le rangement est lent. Mais activer d'abord, c'est laisser le premier incident être découvert par un utilisateur, et non par vous. Or un premier incident découvert par un utilisateur n'est pas un problème technique. C'est un problème de confiance, et ceux-là coûtent bien plus cher.

Ce que l'on gagne à bien faire

Il ne s'agit pas seulement d'éviter l'incident. Une organisation dont les permissions sont en ordre, dont l'information est classifiée et dont chaque site a un propriétaire fonctionne mieux, avec ou sans Copilot. Le travail de gouvernance n'est jamais perdu.

Copilot n'est que la raison qui finit par convaincre la direction de le financer.

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